Jean Tigana : les joueurs ? « Des menteurs »

Dans un entretien très intéressant avec WebGirondins.com, Jean Tigana revient sur la saison cauchemardesque qu’il a vécue à Bordeaux. Il en profite pour régler ses comptes avec des joueurs qui voulaient son départ et ont tout fait pour l’obtenir.

Michel Pavon :

« À Bordeaux, j’ai accepté de venir seul pour rendre service. Le problème est que j’ai hérité d’un staff qui n’avait pas expurgé ses différends de la saison 2005, avec un Michel Pavon qui estimait qu’on lui avait tiré dans le dos. Les hommes ne se parlaient pas, ne voulaient pas être ensemble dans le même bureau. Il était impossible de tenir une réunion. Même au Maroc, ce ne fut pas possible. La situation était telle, qu’à la fin, j’étais obligé d’arbitrer les oppositions moi-même. Admettez que les dés étaient bien pipés… »

Sochaux (défaite 4-0 à domicile) :

« Je pense que le vestiaire était divisé. Les Bordelais qui voulaient me dégager n’avaient le soutien ni des Brésiliens, ni de Plasil. J’aurais dû sortir Chalmé au bout de trois minutes. Mais il aurait fallu que je sorte beaucoup de monde. Ensuite, il était normal que le public demande ma démission. »

La démission de l’équipe et de certains cadres :

« On a quand même fait une saison avec des arrières latéraux qui ne défendaient pas. Des défenseurs qui, comme à Monaco, improvisaient des consignes en cours de match. Un joueur qui ne savait pas sur quel pied tacler. Un Diarra qui, dans sa tête, n’était plus à Bordeaux et a joué beaucoup trop loin de sa valeur. Des joueurs qui ne respectaient pas les horaires d’entraînement, comme Diarra qui, après le match de l’équipe de France contre le Brésil, n’a pas voulu rentrer avec les autres. Un Planus qui ne voulait pas jouer et disait qu’il avait mal au dos pour ne pas s’entraîner. Lui, je ne l’ai pas compris. Je ne sais pas ce qu’il veut. Je le fais rentrer contre Brest, alors qu’il s’était blessé la veille et n’avait rien dit. Résultat, il est nul, je suis obligé de le sortir à la pause et l’on prend ce but en fin de match. C’était facile, contre Sochaux, d’entrer en jeu à 4-0. Et puis, si j’avais eu le bon Wendel, s’il m’avait mis un ou deux coups francs de plus, cela m’aurait facilité les choses. Mais le pauvre, il ne parvenait même plus à les tirer, les coups francs. Pourtant, Dieu sait si c’est un joueur sérieux. »

Les joueurs qui disent qu’il n’y avait pas de projet de jeu, de consignes claires :

« Ce sont des menteurs. D’abord, c’est quoi un projet de jeu ? Expliquez-moi. C’est n’importe quoi. Jusqu’à preuve du contraire, on a toujours loué la qualité de jeu des équipes que j’ai entraînées, que ce soit Lyon, Monaco ou Fulham. Mais si ça les arrange, les joueurs, d’affirmer cela et que cela leur permet de faire une bonne saison maintenant, je signe tout de suite pour le reconnaître ! »

Lire l’intégralité de l’interview sur WebGirondins.com

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