Souvent critiqué pour ses prises de position et son côté « donneur de leçons », Yannick Noah signe une belle tribune dans le journal Le Monde.

« Lettre à un ami footballeur » lui permet, avec finesse, de tacler les Bleus.

Voici le début de ce texte.

« Salut JC,

Il paraît qu’ils ne sont pas contents là-bas. Mais ils ne doivent pas bien se rendre compte de ce qu’ils nous ont fait faire. Je suis déjà bien sympa d’être allé en Ukraine alors que j’aurais pu être peinard à Palma à siroter des mojitos comme l’an dernier.
Franchement, ils ne réalisent pas l’effort qu’on fait de venir jouer pour une pauvre prime de 100 000 euros quand je touche la même chose en une semaine, même en faisant banquette, avec mon club. Moi qui ai l’habitude d’aller à l’entraînement tranquille avec ma Porsche Cayenne, là, ils nous ont encore obligés à prendre le bus tous ensemble tous les jours. La honte. On avait pourtant fait grève, il y a deux ans, pour leur expliquer que ça ne pouvait pas continuer comme ça.

Eh bien tu ne sais pas ce qu’ils ont inventé ? Maintenant, on n’a plus le droit de garder nos casques sur la tête parce que, soi-disant, il faut plutôt écouter les supporteurs qui nous hurlent dans les oreilles quand on descend de ce foutu bus. Ils devraient déjà s’estimer heureux d’avoir le privilège de pouvoir nous approcher, les trois pelés qui sont venus à Donetsk. »

La suite sur le site du Monde

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