Il y a maintenant 15 ans, José Mourinho était l’adjoint de Bobby Robson, et surtout son interprète à Barcelone. Dès lors, quand un traducteur ne fait pas bien son boulot, Mourinho le recadre.

Mardi, lors de la conférence de presse, The Special One a expliqué que son retour à Amsterdam lui avait permis de voir que rien n’avait changé dans le football. L’an dernier contre l’Ajax et sous sa consigne, certains de ses joueurs avait été volontairement avertis afin de mieux négocier les sanctions obligatoires de l’UEFA.

Voici ce que Mourinho a donc dit en anglais.

« Ma suspension aurait dû marquer le début d’un football meilleur. S’ils m’avaient puni pour que cela serve de leçon aux autres, j’aurais trouvé ça très bien. Mais là, rien n’a changé, les joueurs des autres équipes font la même chose et ne sont pas suspendus. La punition m’était réservée semble-t-il. »

Maintenant le version de l’interprète en espagnol.

« Ce qui m’est arrivé peut arriver à n’importe qui, maintenant nous regardons vers le futur. »

De suite, l’entraîneur du Real fixe le traducteur et intervient. On lui demande alors de lui-même traduire ses propos.

« Non, désolé mais non. Je n’ai pas dit ça. S’il n’a pas compris, je ne vais pas répéter. Je ne suis pas traducteur. »

L’interprète a-t-il vraiment loupé son intervention ou ne voulait-il pas bien traduire les propos de Mourinho qui visait particulièrement l’arbitrage ?

En tout cas, il a mal choisi son client avec Mourinho, qui avait déjà repris, de manière plus douce, deux fois, un traducteur espagnol lors du match contre Auxerre l’an dernier. Dont une fois en français.

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