La classe, c’est quoi ? Accepter de rejouer un match de FA Cup face à une équipe de bas de tableau de deuxième division anglaise ? Peut-être.

Depuis des années, Arsène Wenger possède en tout cas dans les médias français une image d’éternel chevalier blanc. Attaché à des valeurs, adepte du beau jeu, fair-play et beau joueur, le coach d’Arsenal semble doté de toutes les vertus qui excusent le manque de résultats de son club, ces dernières temps.

Mais le transfert de Park Chu-young assombrit le tableau.

L’attaquant monégasque devait en effet signer un contrat de 3 ans avec Lille, pour 190 000 mensuels. Le transfert autour de 3 millions d’euros [avec 2 millions en bonus divers] était sur le point d’être conclu et le Coréen n’avait plus qu’à passer quelques tests physiques.

C’est bien ce qu’il était en train de faire ces derniers jours. Sauf que, en allant le chercher à son hôtel ce matin, Michel Seydoux, le président lillois, et Frédéric Paquet, le directeur du LOSC, ont eu la mauvaise surprise de voir le joueur filer à l’anglaise, sans prévenir personne.

« On est sidéré par ce comportement inacceptable au niveau des qualités humaines. Cela montre bien que ce joueur n’avait rien à faire au LOSC », a déclaré Michel Seydoux à L’Equipe.

Et où va Park Chu-young ? Vers Arsenal, apparemment.

« On a eu la désagréable et énorme surprise de constater qu’il était en partance ce matin pour l’Angleterre, alors qu’on était en plein milieu des tests médicaux et qu’on était prêt pour signer », rajoute Frédéric Paquet au micro de RMC Sport. « A priori, il aurait reçu un coup de fil d’Arsène Wenger hier soir, parce que tout le monde savait qu’il était chez nous. Ce matin quand on est allé le chercher pour la visite médicale, ses valises étaient prêtes, il se dirigeait vers la gare ».

Arsenal cherche des remplaçants à Marouane Chamakh et Gervinho, qui seront absents quelque temps lors de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations. Park Chu-young fera parfaitement l’affaire. Peu importe la manière. C’est ça, la classe pour Arsène Wenger.

Ceux qui ont lu cet article ont aussi lu :