Plus les Jeux olympiques de Londres se rapprochent et plus les questions se posent sur l’organisation anglaise. Après la sécurité, c’est l’hébergement des agents de nettoyage qui provoque des remous outre-Manche.

Les hommes et femmes de ménage sont ainsi obligés de dormir à dix dans des préfabriqués mixtes qui ont pris l’eau depuis les dernières intempéries. Ils doivent en outre partager des toilettes à 25 et des douches à 75.

« Je n’arrivais pas à y croire quand j’ai vu l’endroit où les gens dormaient », explique Andrea Murnoz, une étudiante espagnole de 21 ans, au Daily Mail. « Quand j’ai aperçu les portes en fer et la tour centrale, ça m’a fait penser à une prison, c’était horrible. Je pensais postuler pour le job, mais j’ai changé d’avis. Deux amis l’ont fait mais ils le regrettent ».

Des femmes se sont plaints de devoir dormir avec des hommes qu’elles ne connaissaient pas alors que Spotless, la compagnie qui a mis en place le camp, a expliqué aux habitants qu’ils devaient réparer eux-mêmes les fuites d’eau créées par la pluie. Des conditions de vie déplorables pour ces travailleurs majoritairement étrangers [alors que l'entreprise avait promis d'engager des Anglais] qui doivent en plus payer un loyer de 700 euros par mois.

« Ce n’est pas une prison », assure pourtant Craig Lovett, de Spotless International Services. « On ne force personne à rester. Beaucoup de nos employés viennent de régions où il y a peu d’emplois et sont très contents de travailler lors des Jeux olympiques. Il y aura toujours des mécontents mais c’est dommage qu’ils ne soient pas venus nous parler parce qu’il y a des procédures en place pour ces problèmes ».

Des procédures et des contrats qui stipulent qu’ils n’ont pas le droit de parler à la presse…

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