Contrairement à la FIFA, qui verse elle-même les primes aux vainqueurs de la Coupe du monde de football, l’IRB ne distribue pas de cadeaux aux rugbymen qui soulèvent le trophée William Webb Ellis. Alors, ce sont les fédérations nationales qui doivent passer à la caisse.

Pour pallier ce problème, l’Angleterre et l’Irlande ont tout simplement décidé de parier sur leur victoire afin d’empocher le gros lot et de pouvoir le redistribuer aux joueurs.

C’est ce qu’explique Le Monde qui assure que de telles pratiques ne sont pas illégales.

« Il est interdit à tout joueur, arbitre, entraîneur, membre d’un staff ou officiel d’un match de se compromettre dans un pari ou quelque forme de spéculation, directement ou indirectement, au sujet d’un résultat ou d’un aspect du match, du tournoi, dans lequel il participe », précise l’article 6.2 de l’International Rugby Board [IRB].

L’Angleterre à 8 contre 1, l’Irlande à 33 contre 1

Les fédérations, non mentionnées, ont donc le droit de parier sur leur propre équipe. L’Angleterre a ainsi misé 287 000 euros sur sa victoire. Sa cote étant de 8 contre 1, cela pourrait lui rapporter 2 296 000 euros, de quoi aider à payer les 2 600 000 millions de primes prévues en cas de succès final. Pour l’Irlande, le montant misé n’a pas été communiqué, mais la cote de l’équipe du Trèfle étant de 33 contre 1, l’investissement pourrait être plus faible.

Voilà un moyen plutôt originale de s’acquitter des primes de victoires, qui posent parfois soucis lorsque des fédérations, surprises, ne les ont pas incluses dans leurs prévisions.

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